Comment devenir indépendant au Luxembourg, partie 1

13.01.2009 275

Tuyaux.lu '08
Crédit photo: zemoko

(NDLR: j’écris ce billet pendant l’installation de WIndows 7, histoire de ne pas complètement perdre mon temps)

Beaucoup de personnes rêvent d’être leur propre patron. J’en fait évidemment parti. Si la France vient de créer le statut d’auto-entrepreneur, il n’existe pas de statut similaire au Luxembourg.

L’auto-entrepreneur en France est une bonne solution pour ceux qui ont déjà un emploi, ou pour ceux qui veulent commencer doucement une activité et voir ce que ça donne (éditeur de site internet par exemple). Avec un chiffre d’affaire plafonné à 32 000 euros à l’année pour des services (ou 80 000 euros pour de la vente de marchandises), les démarches sont simplifiées, et il n’y a comme frais qu’un pourcentage des revenus à reverser à l’état (des chiffres précis sont disponibles ici). A côté de ce statut, il y a aussi l’EURL, la SARL, la SA, et d’autres montages plus ou moins compliqués.

Au Luxembourg, j’ai commencé mon activité en 2005 sous le statut « Entreprise en nom propre ». Pas de capital, pas d’investissement, la seule contrainte: une adresse au grand-duché. Je suis allé à la chambre du commerce de Luxembourg-ville qui se trouve au Kirchberg, et j’ai déposé un dossier qui m’a coûté de mémoire un timbre fiscal à 24 euros. Dans le dossier, il y avait un casier judiciaire (vierge c’est mieux) obtenu sur Internet, mon diplôme d’ingénieur, mon ancien contrat de travail (je me suis lancé seul au bout d’un an comme employé), une déclaration de non faillite personnelle faite chez un notaire (ça coûte environ 80 euros). Et une feuille remplie disant ce que je voulais faire de ma vie :) J’ai coché à l’époque « Adresse à définir plus tard » car je n’avais ni bureau, ni d’habitation au Luxembourg.

(NDLR: c’est très long une installation de WIndows 7)

Les diplômes et l’ancien contrat de travail servent à appuyer votre demande, car celle-ci passe devant une commission qui vous autorise (ou non) à démarrer votre activité. Il faut théoriquement avoir un diplôme ou une expérience significative dans le domaine que l’on souhaite exercer. Moi c’est passé. La réponse est un peu longue à arriver. On obtient alors un numéro d’immatriculation et voilà, le travail peut commencer. Quelques temps après, on reçoit son numéro de TVA intracommunautaire et on édite avec grande joie, émotion et fierté ses premières factures :)

Le plus gros problème reste l’adresse de domiciliation qui doit se trouver sur le territoire Luxembourgeois. Comptez 500 euros minimum pour un bureau de 2m x 6m au fin fond du Luxembourg (Remich par exemple). Sinon, vous pouvez toujours demander à votre avocat ou comptable de vous héberger dans un coin de son bureau (une table, une chaise et une machine à café suffisent). Dans tous les cas, c’est le poste qui risque de vous coûter le plus cher.

Voilà, mon Windows 7 est installé, je reviendrai plus tard sur les autres statuts et les frais associés.


 Olivier PIERRE, freelance au Luxembourg Analyste développeur PHP/MySQL/jQuery et administrateur système Linux spécialiste Gentoo


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